Aujourd'hui contre le mur
Contre le mur ?
Tu veux rire, Raymond ?
Droit dedans, oui !
Oui, de quoi, Raymond ?
De vivre ? Nous n'y sommes pour rien !
L'orgueil... le péché majeur, peut-être le seul !
L'orgueil, la marque de notre espèce et sans doute sa perte...
Mais nous sommes là pour rire, pas pour philosopher.
Comme tout le monde (ou presque) aujourd'hui, Raymond :
Le NET (plus ultra) !
T'as pas connu ça, hein ?
T'en as de la chance !
À moins que ce ne soit nous, parce que Dieu sait ce que tu en aurais fait (déjà que tu nous y fait suer sans l'avoir connu).
Pourquoi "comme" Raymond ?
Je suis un touriste !
Et, crois-moi, j'ai bien du mérite !
Même sur les crêtes des Ballons des Vosges, il fait mourant de chaud !
Même le chien tire la langue et pourtant, il est réglé sur trente-neuf degrés, lui.
... grimper en haut du Mont Sainte Odile, Raymond.
Mais est-ce que le paysage la valait vraiment ?
Ben grimpe et tu me diras...
J'en ai épousé un il y a plus de cinquante ans, Raymond !
... mais j'ai un peu de mal à le porter en sautoir aujourd'hui.
Pris ? J'irais jusque "coincé" Raymond, c'est te dire !
Entre les deux quoi ?
Ben entre mon épouse et le chien, c'est à peine s'il me reste un peu de place dans le canapé devant la téle !
J'aurais bien mis "Peace and love", mais t'as dit un mot, Raymond.
Alors... shame ?
Caprices !
Alors, t'as plus d'autres mots, Raymond ?
Comment ? C'était pas un test d'association ?
Excuse-moi, je t'avais pris pour Carl Gustav !
"Quelle heure est-il ?"
Normal, le radio-réveil est de mon côté du lit.
La tienne arrive deuxième, Raymond, c'est un bon classement...
Fragment ?
Vraiment ?
Depuis février 2006, une loi de ma nation
Interdit les bombes à fragmentation,
Raymond !
... choses à faire, Raymond !
Je suis retraité maintenant, fini de déléguer le boulot à d'autres, tu vois.
Non ?
T'as jamais vraiment été un visionnaire, avoue !
Tu m'as fait peur, Raymond !
Je me disais déjà "Mais quelle mouche le pique ?"
J'avais lu "Inceste" !
Et que je regrette, Raymond ?
Tu peux pas savoir...
Avec le papier, c'était bien : tu pouvais toujours le brûler.
Mais ici, même si tu effaces le blog, il reste toujours des traces dans les archives des moteurs de recherche, c'est terrible...
Oui, terrible, c'est le mot !
Tu me prendrais pas pour une bête de somme, Raymond ?
Tu ne voudrais quand même pas que je bosse comme un camélidé !
Mais tu ne m'auras pas, je suis motorisé : autant en emporte le van !
Comment ?
T'aimes pas les vannes ?
Pourtant...
Comme tu y vas, Raymond !
T'aurais pas vendu des encyclopédies Quillet au porte à porte dans ton jeune temps ?
J'ai même pas encore lu le contrat !
Bientôt, tu me demanderas de t'écrire tous les jours...
Non mais !
Donc, cette forte odeur de poiscaille ne serait qu'illusion, Raymond ?
Tiens, à propos de poisson...
Pourquoi, Raymond ?
Tu trouves que d'ordinaire je lambine ?
Voilà, ça c'est vite fait, non ?
Aujourd'hui, hier, demain (si je survis)... j'ai toujours un air en tête Raymond.
Particulièrement lorsque je prépare le petit-déjeuner.
Et ça me pose au moins deux problèmes :
Et ça m'éneeerve !
Tire tes mains pleines de doigts, Raymond !
Déjà, c'est vilain de regarder, mais toucher... Pas question!
Qu'est-ce qu'elle t'a dit Maman ?
Hein ?
... et pieuse, hein Raymond ?
Comme en distribuait Don Camillo.
Oui, je sais, belle et pieuse, l'association est hardie...
Mais avec les logiciels d'aujourd'hui, on fait des miracles !
Et demain, autoflagellation peut-être ?
T'as de ces expressions parfois, Raymond !
Lever
Marcher
Sauter
Danser
Courir
Fléchir
Agenouiller
Ramper
Coucher
Asseoir
Tomber
(C'est con ton truc, Raymond)
Une recette de cuisine en cent mots ?
Merde, on va encore se taper des spaghettis bolognaise.
Merci, Raymond !
Oh, Raymond, moi c'est Jean-Claude, pas Claude !